répudiation judiciaire unilatérale

La répudiation judiciaire unilatérale

simulée

Par Ettougourti Mohamed Ali

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 ouridou hallan ou j’exige une solution !

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Les relations dans le couple, c’est bien connu, ne sont pas toujours au beau fixe.
Des frictions, des tensions, de la rancœur, de la haine peuvent s’installer et envenimer la
Relation.
Les deux partenaires peuvent se comporter très mal en cherchant chacun à dominer l’autre.
La relation supposée faite d’amour, de tendresse, de soutien mutuel se transforme en relation dominant dominé qui cadre mal avec la nature et l’essence même du mariage.
Toujours est-il, le fait est là, que dans les relations dominant – dominé qui caractérisent malheureusement parfois certains couples, chacun dispose et manie ses propres armes comme il peut tout en essayant d’en tirer le meilleur avantage.
La femme utilise l’arme qui lui vient instinctivement et le plus naturellement
Du monde à l’esprit : le chantage à l’amour et la grève de l’amour.
Arme terrible pour le mari dont la libido reste forte ou juste normale.
La réaction de ce dernier ne se fait pas généralement attendre. Cherchant à "dompter" sa femme Il penserait naïvement lui faire peur en recourant, ou en faisant semblant de recourir, à l’arme de destruction massive : le divorce.
Les avocats et les huissiers notaires se voient parfois chargés par les maris frustrés d’intenter une procédure « dissuasive » de divorce contre l'épouse récalcitrante.
Il n’est pas rare que le client vous en parle franchement, en vous confiant son intention d’arrêter au temps voulu la procédure. Le tout dans son esprit est de faire peur à sa femme, et l’emmener à meilleurs sentiments et meilleures dispositions.
Ceux qui ont l’expérience des affaires de divorce en tant qu'avocats ou juges réconciliateurs dans des affaires de divorce savent qu’il n’y a pas plus têtu qu’un mari macho . Il serait vain de lui faire entendre raison ou de de l’emmener à changer ses projets.
Pourtant la décision qu’il vient de prendre est très mauvaise. Le simulacre qu’il veut monter est un jeu dangereux : La réaction de l’épouse restant par définition imprévisible.
Car des deux choses l’une : Ou bien la femme prend peur, accepte, contrainte, de reprendre la vie de couple. Mais Quelque chose est désormais rompue, brisée, la relation de couple est pourrie à jamais.
Ou bien elle se rebiffe encore davantage, accepte et accède à la demande de divorce du mari à la grande surprise et à la grande peine
de ce dernier.
la réaction de l'épouse peut-être encore plus embarrassante pour le mari, en contre-attaquant et en lui demandant des dommages et intérêts pour rupture abusive et unilatérale du contrat de mariage.
Le mari, qui n'a pas souvent les moyens de sa politique et de ses choix stratégiques, est acculé à battre en retraite, et à faire marche arrière. L'ego démesuré du pauvre mari reçoit généralement un sacré coup, et il est réduit à l'occasion à ses propres dimensions.
A cet égard la répudiation judiciaire unilatérale s'apparente davantage à un privilège réservé aux riches désirant se débarrasser de l'épouse en perte de cote. 
En cas de "victoire" du mari ,Il n’est pas rare de voir le scénario se répéter plusieurs fois : Le mari, conforté par ses précédentes « victoires », trouve le moyen bien approprié pour gérer sa vie de couple, il poursuit désormais le dialogue avec sa douce moitié à coup de sommations et d’assignations d’huissier notaire.
Il serait à craindre même que cette pratique odieuse et très anxiogène pour les enfants ne se perpétue encore sur plusieurs générations par l’imitation inconsciente que les enfants font du schéma de vie du couple parental.
À la longue, l’expérience le prouve, la « menace » de répudiation judiciaire, puisque le divorce par caprice le permet, vestige sans doute de l’ancienne répudiation unilatérale extra judiciaire, perd de sa pertinence et n’a plus l’effet dissuasif escompté.
Cette menace n’a même presque plus d'effet sur l’épouse économiquement indépendante.
Certains de nos maris, même jeunes, peinent à l’admettre.
Pour finir sur une note optimiste remarquons que ce « rituel » aussi malsain qu’il puisse paraitre peut parfois « plaire » à l’épouse qui y voit une preuve irréfutable d’amour : jamais son mari n’a pu se résoudre à se séparer d’elle malgré ses multiples demandes de divorce 
pense-t-elle, peut-être, à juste raison.
Opportunistes certains des épouses voient dans le faible que le mari maladroit garde pour elles une simple faiblesse dont elles chercheraient à tirer profit.
Décidemment il en faut de tout pour faire un monde.
Mais on n'a pas terminé avec la répudiation judiciaire unilatérale puisque la femme peut elle aussi désormais y recourir.
nous y reviendrons.